Formation en neurofeedback à Marseille

Formation en neurofeedback à Marseille du 13 au 17 mai 2017   Première formation en français accréditée par l’association américaine BCIA « Biofeedback certification International Alliance » en vue de l'examen de certification BCN en...

Formation continue

 Modalités de prise en charge de la Formation Continue...

Formation à Vichy

VICHY : 2 x 1 semaine en immersion, enseignement sur mesure par groupes limités à 6 élèves maximum et passage direct de la théorie aux applications thérapeutiques en participant à des consultations de 1ère intention.   Les prochaines dates sont :   VICHY 1  (2 x 1 semaine...

Dates des prochaines formations

  Paris du 10 au 12 mars 2017 / Vichy du 20 au 26 mars 2017 / Paris du 5 au 7 mai 2017...

   
 

- Mal de dos, lombalgie chronique, hernies discales ...

 

La première chose est d’arrêter de prendre la résultante pour une cause. Hors traumatologie, les « lésions » articulaires ne sont jamais primaires mais la résultante d’anomalies de la distribution des forces par les moteurs musculaires. Un joint articulaire, quel qu’il soit, ne peut être stabilisé et contrôlé que par l’activité tonique de ces moteurs. La priorité est donc d’analyser et de restaurer au besoin l’activité des boucles neurosensorielles qui élaborent cette activité. C’est pour cette raison que toutes les techniques manipulatives sont sensorimotrices, même quand elles ne le disent pas.

 

TMS et lombalgie chronique sont des affections qui coûtent une fortune à l’assurance maladie tant leur fréquence est importante. De nombreuses études (ANAES 98) montrent que la douleur et son retentissement dans les activités journalières n’ont pas ou peu de corrélation anatomofonctionnelle. Autrement dit, ça n’est pas dans l’imagerie qu’on trouve son bonheur et passé la phase aigue, les processus dégénératifs ne doivent plus générer de douleur parce que le système nerveux est le siège de processus d’habituation : quand le signal nociceptif est linéaire, le cerveau finit par ne plus réagir à ce qui devient une habitude. C’est ce qui explique que, passé la cinquantaine, un nombre incalculable de gens se promènent dans la rue avec de l’arthrose, des discopathies, des hernies discales, ont des activités sportives et ne se plaignent de rien. Par ailleurs, l’abondance et la variété de l’arsenal médicamenteux devraient aussi interdire le passage à la chronicité. Tout le monde sait qu’il n’en est rien : les raisons sont donc ailleurs !

 

Si les facteurs psychosociaux ont été à juste titre mis en cause dans le cadre des souffrances somatoformes, il est également à considérer qu’un rachialgique chronique (mais ça s’applique aussi à la phase aigue) est quelqu’un qui a perdu la capacité à stabiliser son centre de masse corporelle (Cm) ; il est devenu un « postural ». Le lombalgique chronique est un malade qui combine un défaut de mesure du zéro gravitaire (œil, vestibule, soma/composante périphérique) à un biais de cognition spatiale (composante centrale/modèle interne). En statique comme en dynamique, il épuise sa musculature tonique à empêcher son corps de s’écarter davantage de la verticale (hypertonie des muscles antigravifiques) et à le rattraper avec ses muscles phasiques (Aie ! ça fait mal). Les périphériques sont donc des centraux qui s’ignorent. Une méconnaissance de ces processus ouvre à l’échec thérapeutique et à la récidive.

 

Un patient qui souffre et à fortiori un chronique abreuvé d’une imagerie qui est le plus souvent inappropriée, a besoin de redonner du sens à sa douleur. Le bilan postural clinique et instrumental et les manipulations tissulaires en contexte orthograde qui suivent peuvent introduire avec bonheur une nouvelle dynamique de guérison parce qu’ils sont les plus adaptés à l’approche neurosensorielle fondamentale de la pathologie et s’inscrivent dans une prise en charge multidisciplinaire. De plus, le professionnel pourra organiser une réhabilitation (instrumentalement ou pas) des stratégies posturocinétiques sur la durée et constituer ainsi une triade thérapeutique d’une efficacité remarquable. 

 

 

- Pathologies sportives ...

 

Le modèle postural peut être exporté aux pathologies sportives avec beaucoup de pertinence puisque le sportif est un individu qui sollicite ces mécanismes sensorimoteurs en les poussant dans leurs retranchements : pas d’appareil musculosquelettique performant sans capacités de cognition spatiale optimales et sans modèle interne adéquat parce que tout rattrapage, toute compensation, seront consommateur de capacités motrices et d’énergie qui ne pourront plus être mis au service de la performance.

 

Il ne peut y avoir d’orientation du corps dans l’espace, de mouvement dynamique sans stabilisation préalable des différents degrés de liberté articulaires et du corps : un sportif est un individu qui doit avoir un contrôle automatique du maintien postural extrêmement performant s’il veut libérer ses activités phasiques et supprimer les frottements mécaniques. Dans le cas contraire, baisse de performance, instabilité articulaire et pathologies musculaires, etc.. sont rapidement au rendez-vous. Il suffit de demander à un nageur de nager yeux fermés et de le voir dévier de sa trajectoire pour comprendre que l’énergie dépensée de façon non consciente pour contrer son asymétrie tonique ne pourra plus être disponible pour la propulsion : effet direct sur une performance où la gagne se joue au centième des seconde, voir au millième. C’est encore plus patent sur terre ferme et en champ gravitationnel normal.

 

Mise en évidence des conflits sensoriels et prise en charge thérapeutique sont alors construites sur le même modèle que précédemment, mais avec une modulation et des moyens relatifs à la nature du sport pratiqué.

 

   
© GRETM 2016