Formation en neurofeedback à Marseille

Formation en neurofeedback à Marseille du 13 au 17 mai 2017   Première formation en français accréditée par l’association américaine BCIA « Biofeedback certification International Alliance » en vue de l'examen de certification BCN en...

Formation continue

 Modalités de prise en charge de la Formation Continue...

Formation à Vichy

VICHY : 2 x 1 semaine en immersion, enseignement sur mesure par groupes limités à 6 élèves maximum et passage direct de la théorie aux applications thérapeutiques en participant à des consultations de 1ère intention.   Les prochaines dates sont :   VICHY 1  (2 x 1 semaine...

Dates des prochaines formations

  Paris du 10 au 12 mars 2017 / Vichy du 20 au 26 mars 2017 / Paris du 5 au 7 mai 2017...

   

 

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    Thérapie manuelleneuro-intégrée (5 x 3 jours)

    (UE 1-I, UE 2-I, UE 3-I, UE 4-I, UE 5-I)

 
 

    Thérapie orthopédique neuro-intégrée (5 x 3 jours)

    (Au choix : UE 1-II, UE 2-II, UE 3-II, UE 4-II et UE 5-II)

 

 

    Thérapie manuelle orthopédique neuro-intégrée (10 x 3 jours sur 2 ans)

    (Cette formation comprend UE 1-I, UE 2-I, UE 3-I, UE 4-I, UE 5-I, UE 1-II, UE 2-II, UE 3-II, UE 4-II et UE 5-II)  

 

 

 

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Se tenir debout exige de pouvoir stabiliser l’image de l’environnement sur la rétine et d’avoir la tête stable; c’est le rôle de l’appareil vestibulaire. Constitué de l’oreille interne, des voies nerveuses et des centres cérébraux spécialisés, il initie des réflexes de contre rotation oculaire qui stabilisent l’image visuelle dans tous les mouvements et positions de la tête par des connexions spécifiques avec les muscles oculomoteurs. En dynamique, ces réflexes sont initiés par les canaux semi-circulaires, en statique par le système otolithique qui élabore ainsi la mesure de la verticale de gravité. Des altérations peuvent se produire à ces différents niveaux et se traduire soit par des vertiges (je vois le décors bouger), soit par un déséquilibre (j’ai l’impression d’avoir bu un coup de trop) et il est important de faire la différence. L’oeil témoigne de l’état du système; tout vertige suppose la présence d’un mouvement incontrôlé des yeux (nystagmus) dont la recherche est un préalable à tout traitement d’un vertige. L’évaluation de l’organe est faite par le médecin otoneurologue; celle de la fonction par le kinésithérapeute spécialisé. La grande préoccupation est de distinguer les vertiges d’origine périphériques (bénins et majoritairement réversibles) des atteintes centrales qui peuvent représenter des urgences neurologiques (AVC).

Mais les troubles de l’appareil vestibulaire ne se limitent pas aux vertiges et aux pertes d’équilibre puisque les voies vestibulaires descendantes sont celles du tonus postural. Bien sûr que le nageur déviant de sa trajectoire en condition yeux fermés dont nous citions le cas ci-avant devra bénéficier d’une évaluation vestibulaire dans le cadre de l’optimisation de sa performance.

La prise en charge des vertiges ne souffre pas l’à peu près: les élèves en orthopractie-posturologie reçoivent plus de 50 heures de cours théorique et pratique relatifs à la prise en charge de ces pathologies. Il n’y a pas d’équivalent dans les autres formations en posturologie.

 

 

- Quelques exemples …

 

  • Vertiges périphériques (spectaculaires mais bénins pour l’essentiel)

 

-Vertiges positionnels (VPPB) : Spectaculaire mais bénin; c’est la plus fréquente des crises de vertiges. C’est un vertige pur, d’une durée de quelques dizaines de secondes et concomitante (nystagmus provoqué) à un mouvement de la tête ou du corps (en se tournant dans son lit, en se couchant, en se penchant en Ar ou en Av…). C’est la fameuse histoire des cristaux (otolithes) qui se détachent (traumatisme; stress métabolique, vasculaire, viral) de la macule otolithique, s’engagent par erreur dans un canal semi-circulaire et dont la vidange est assurée par une manœuvre spécifique à chaque canal. Attention, c’est beaucoup moins simple que certains veulent bien le dire: évaluation et manœuvres relèvent de gestes techniques précis. L’utilisation de matériel spécialisé est indispensable. Les VPPB ne relèvent pas de traitements médicamenteux et ne doivent pas être confondus avec des vertiges de position.

-Syndromes pressionnels : Le plus connu est la « maladie de Ménière ». Ces syndromes sont relatifs à une augmentation du volume du liquide emplissant les structures membraneuses de l’oreille interne : l’origine en est mal connue. Le stress chronique est un facteur favorisant majeur. La crise associe une crise de vertige (nystagmus spontané) continu d’¼ heure à quelques heures avec des vomissements et une difficulté à se tenir debout à des signes auditifs latéralisés (oreille « bouchée », acouphène, baisse d’audition).
Les problèmes viennent de la récurrence des crises et de la permanence des troubles auditifs.

- Névrite ou neuronite vestibulaire : Enorme et brutale crise de vertige avec vomissements et impossibilité de se tenir debout: elle correspond à une destruction unilatérale de la fonction d’une oreille interne d’origine probablement virale (virus ototoxique). Le nystagmus spontané est violent et d’une durée de plusieurs jours. Evaluation otoneurologique, traitement médicamenteux et réhabilitation par rééducation sur fauteuil rotatoire et suppléance sensorimotrice sont au programme: redevenir actif le plus vite possible.

- Abandon vestibulaire : Décrit par le sujet comme un vertige, il est en fait caractérisé par des pertes d’équilibre: ça ne tourne pas, ça tangue. Intéressant principalement la personne âgée dont le cerveau néglige les informations vestibulaires, il se rééduque la plupart du temps en quelques séances de rééducation optocinétique.

- Corrections visuelles iatrogènes :  Des vertiges peuvent être décrits par des porteurs de lunettes, en particulier de verres multifocaux (progressifs). Fréquents, ce sont en réalité des troubles de la perception spatiale accompagnés d’un pseudo « mal de mer » qui signent un effet prismatique par inadéquation de la correction oculaire. Dans ce même registre se situent les cervicalgies des porteurs de verres multifocaux travaillant sur ordinateur.
Neurinomes du VIII, labyrinthite, fistule péri lymphatique, atteintes infectieuses ou post-traumatiques, vertiges médicamenteux par ototoxiques, syndrome otolithiques, etc… sont d’autres entités.

 

 

  • Vertiges centraux

- Vertiges vasculaires : ils sont le reflet d’accidents ischémiques transitoires (AIT) plus ou moins importants; les plus fréquents sont le fait de dissection d’une artère vertébrale. Ce sont de véritables accidents vasculaires cérébraux qu’il faut savoir diagnostiquer de façon précoce tant ils peuvent être prédictifs d’un AVC plus important ; la difficulté vient du fait que l’imagerie cérébrale n’est positive que pendant un temps limité. Il faut donc être là au bon moment et ne pas s’égarer dans des considérations inutiles. Lorsque le vertige existe, c’est un vertige accompagné de signes neurologiques ; céphalées postérieures, hoquet itératif, changement de voix sont de forts signes d’appel.

La dissection des artères vertébrales est la première cause d’AVC chez les adultes jeunes; elle peut être le fait d’un simple mouvement de tête sur un épithélium fragile, mais aussi le fruit d’une manipulation intempestive comme d‘une simple manœuvre de provocation cervicale particulièrement chez les femmes jeunes. Dans ce cas, quand le vertige apparaît, c’est trop tard.

Rappelons qu’il n’y a pas de vertige douloureux et qu’un vertige ne se traite pas par manipulation cervicale, par pompage du 4ème ventricule ou par les élixirs floraux sauf à témoigner d’une méconnaissance coupable de la neurophysiologie.

Vertiges des pathologies neurologiques (SEP…), syndrome vestibulo-cérébelleux, épilepsie vestibulaire mais aussi syndrome phobique, vertige des hauteurs, etc.. relèvent de troubles du système nerveux central.

 

   
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